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Une famille autour du monde
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Écrit par Jules
Mercredi, 03 Mars 2010 15:16
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Mercredi, 03 Mars 2010 15:16 |
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L'Inde est un pays pauvre. Ça se ressent dès les premiers jours. Beaucoup trop de gens n'ont pas de maison. Ils dorment dans les rues. Je suis choqué de voir les gens demander de l'argent, à manger, de quoi survivre. Quand je pouvais je donnais à manger. L'Inde est un pays où les garçons travailllent plutôt que d'aller à l'école. Les filles ont peu de chances d'être gardées ou alors pour faire le ménage, la vaisselle, la cuisine. J'ai ressenti que la vie des Indiens n'est pas la même que celle pour un français. Ça se voit qu'à cause de la pauvreté, il y a beaucoup de pollution. Les gens pauvres sont parfois blessés, malades, sales et essayent de trouver au moins de l'ombre. Ce pays pauvre m'a impressionné . J'ai vraiment tout adoré malgré la pauvreté. J'ai été impressionné par la culture de vie des Indiens.
Jules |
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Une famille autour du monde
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Écrit par Vanessa
Vendredi, 05 Février 2010 12:27
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Vendredi, 05 Février 2010 12:27 |
On s’est senti en terre étrangère dès l’enregistrement des bagages pour Hong Kong, à Sydney. Ce dimanche soir 31 janvier, nous étions les seuls blancs dans la salle d’embarquement parmi tous ces Chinois ou ressortissants de l’Asie du sud-est qui rentraient au pays. Nous nous préparions à un voyage de 24 heures sur Cathay pacific, compagnie chinoise (ex-anglaise). Arrivée prévue à Mumbai (ex Bombay) le lendemain soir après 14 heures d’avion, et une longue escale dans le gigantesque aéroport d’Hong Kong. Premier pas en Asie.
Pour la première fois depuis notre départ, je ressens la double impression de me rapprocher de la France _ en distance géographique _ et de m’en éloigner, sur le plan de la civilisation. En décembre, lorsque nous avons survolé le Pacifique, en direction de l’Australie, franchi la ligne de changement de date, on a tous eu le sentiment d’être arrivés « de l’autre côté » de la terre, d’avoir tourné autour. Dans ce bout du monde, pourtant, nous avons découvert une culture proche de la nôtre, très influencée par les USA.
Cette fois, l’Asie nous jette dans un univers à forte identité, à mille lieux de nos schémas traditionnels. Mumbai est une immense ruche dans laquelle les Indiens s’affairent, travaillent, circulent, vivent….
Dès le premier soir, la ville la plus grande d’Inde nous saute à la figure. Nous nous calfeutrons dans un taxi qui creuse son sillon parmi tous les bus, rickshaws, motos et autres voitures, encombrant les rues de la cinquième métropole mondiale. 17 millions d’habitants. Merci Manas d’être venu nous accueillir pour nous montrer le chemin de cette jungle urbaine.
D’emblée, Bombay m’apparaît belle, élégante… Est-ce le charme des bâtiments coloniaux dont la réalisation la plus réussie s’avère la gare ferroviaire, Victoria station ? Sont-ce ces belles Fiat noires et jaunes des années cinquante-soixante semblables à des boîtes en carton ? Sont-ce les visages doux des Indiens qui dégagent un grand respect de l’autre ?
Mardi, première plongée dans la foule de la rue, omniprésente. Traversées de rues en courant, les enfants agrippés à nous, pour éviter les voitures. Premiers échanges avec des Indiens venus jouer au ping-pong dans le centre où nous sommes hébergés. Visages stupéfaits à la découverte des glaciers, de l’Amazonie lorsque nous leur montrons nos films… Premiers aperçus des usages indiens, avec la longue queue au comptoir de réservation de la gare qui ne garantit pas d’obtenir cinq places dans un train. Premiers thés au lait goulument avalés par les enfants sitôt convertis. Premières grimaces devant un plat un peu trop épicé. Premiers estomacs noués à la vue de la grande pauvreté.
Welcome in India.
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Une famille autour du monde
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Écrit par Vanessa
Vendredi, 29 Janvier 2010 02:40
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Vendredi, 29 Janvier 2010 02:40 |
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Les camping australiens sont de vraies petites perles, si on les compare à nos aires de vacances européennes. Au pays des kangourous, chaque camping est équipé d'une cuisine commune extérieure, placée le plus souvent, au centre du terrain. On y trouve abrités, tous les appareils ménagers dont on a besoin : gazinière, bouilloire, frigidaire, four à micro-ondes voire traditionnel, et même grille-pain !.Sans oublier la TV, mais là, on les suit pas... Les Australiens viennent griller leurs saucisses sur le barbecue, au dîner, et le matin, le bacon and eggs traditionnel. C'est un endroit sympa pour faire des rencontres. En ce qui nous concerne, barroudeurs sous-équipés, nous avons apprécié d'y prendre nos repas assis à de vraies tables ! Nous avons fréquenté plusieurs campings de la côte Est australienne, en possession d'une seule grande tente généreusement prêtée par nos amis Lee et Claudia Wallis, famille de Currimundi (nord de Brisbane) avec qui nous avons vécu. Nous avons aimé dormir sous la tente, d'ailleurs très vaste, confortable et aérée. Le toit de tissu offre un immense privilège : celui de s'endormir avec les étoiles et de se réveiller avec le chant des oiseaux et la lumière du jour, chassés du lit par la chaleur montante dès 6-7 h du matin. Une seule grande tente, pas de matelas (jusqu'à ce qu'on craque et qu'on achète des « mousses »), pas de tables ni de chaises... De quoi faire sourire nos amis australiens qui ne se déplacent jamais sans leur barbecue portable et toute l'artillerie qui va avec! Ainsi donc, la cuisine australienne nous a bien sauvés ! Après des nuits par terre, le repas par terre... Et le travail scolaire ? On a toujours réussi à trouver une table avec bancs en bois sous un arbre, protégée de la chaleur. Cette idée de partage autour d'une cuisine commune est très forte. Ici, on n'achète pas de « glace » pour sa glacière individuelle, on dépose ses aliments dans un grand réfrigérateur commun à tous les campeurs. Pourtant, les Australiens emmènent en vacances une partie de leur maison, se déplaçant avec remorques, caravanes et tout le confort... Ils s'offrent ainsi la possibilité de rencontrer des voyageurs non outillés, comme nous, en faisant la vaisselle ! Lee nous en a livré une clé : « Les Australiens ne vivent pas à proximité d'autres cultures comme les Européens. Ils sont très curieux des autres. » Dans le petit camping de Mon Repos, en bordure de mer, sur la fameuse plage où pondent les tortues sous-marines, nous avons même rencontré des Australiens qui, nous ont pris en pitié. (1) Ils nous ont offert un peu de leur confort et de leur chaleur. Car ce petit terrain, lui, ne dispose pas de cuisine. Un soir, après un repas pris rapidement sur un tapis de sol, notre voisine Angela nous a préparé un délicieux dessert, ayant disposé sur un plateau quartiers de figues, d'oranges, de pommes, de kiwis, grappes de raisins, mangues.... Puis, elle a sorti deux verres accompagnés d'une bouteille de vin blanc et simplement dit : « Enjoy ». Nous avons ainsi vécu un beau parcours de routards facilitant encore une fois la rencontre avec l'autre. (1) Ce camping fermera définitivement en avril pour plusieurs raisons, notamment la proximité de la plage où les tortues vivent... et tentent de survivre.
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Une famille autour du monde
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Écrit par Vanessa
Lundi, 04 Janvier 2010 06:38
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Lundi, 04 Janvier 2010 06:38 |
A côté de quel spot de surf habitez-vous ? Biarritz, Hossegor ? C'est devenu la question familière des Australiens après celle, inévitable, de "where do you come from ?". Et là, changement par rapport à l'Amérique du sud, on ne nous demande pas aussitôt : " De Paris ?" Non pas que je cherche à alimenter les clichés sur le pays du surf et des plages. On a simplement été amusés par ces premières approches avec les Aussies, rencontrés sur la côte est, celle de Sydney et des plages. Car les Australiens sont très ouverts à la discussion, dans la rue, sur la plage, au supermarché... Souvent prêts à rendre service.
Nous sommes arrivés quelques jours avant les fêtes de fin d'année, Christmas party and co. Les backpackers de Sydney affichaient tous complets. Les seules ayant quelques chambres de libres n'acceptaient pas les enfants ou bien proposaient un prix rivalisant avec celui d'un hôtel de luxe. Bref, Sydney city at Christmas time, c'était à première vue pas la panacée. Et pourtant, nous y avons pris nos marques, et aimé nous promener dans Chinatown, Circular quai... prendre un bateau-bus pour découvrir la baie, le pont de Harbour et l'opéra. L'apparente décontraction australienne nous a plus, impression sans doute renforcée par le début des vacances d'été. Ici, on fête Noël sous la tente de camping, et Santa Klaus passe en tong souhaiter un Merry Christmas aux petits enfants entre les bungalows.
On a donc tourné la page de l'Amérique du Sud, redécouvert le confort à l'occidentale. On a arrêté de jeter le papier toilette à la poubelle car ici, le système d'évacuation des eaux usées est opérationnel. On a recommencé à boire l'eau du robinet. Et à se baigner près des villes sans être rebutés par la pollution. Pourtant, on est toujours au Sud, mais dans un autre Sud, hyper développé celui-là, sous une forte influence anglo-américaine. Dur, dur pour le budget familial !
En attendant de découvrir la biodiversité australienne, riche de nombreuses espèces animales uniques au monde, nous prenons le temps d'un dernier regard sur nos cinq premiers mois de voyage en Amérique du Sud. Continent qu'on a tous aimé passionnément. A travers en particulier la chaleur des Brésiliens, Argentins et Chiliens que nous avons croisé sur notre route.
Le pays des kangourous et des koalas nous offre une transition avant une plongée dans un autre monde, plus dépaysant encore : l'Inde, le 1er février prochain.
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Une famille autour du monde
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Écrit par Eliot
Mercredi, 09 Décembre 2009 13:10
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Mercredi, 09 Décembre 2009 13:10 |
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De l'Amazonie au chutes d'Iguazu, de la quebrada d'Humahuaca à la Pampa et du désert d'Atacama aux glaciers de Patagonie, l'Amérique du sud m'a vraiment marqué. Que se soit Antonio notre guide en forêt Amazonienne ou Carmen et son accueil chaleureux ou encore Omar et ses projets pour la planète, ils nous ont tous aidés à comprendre leur vie et à nous apprendre leur quotidien. L'Amérique du sud était le début de ce tour du monde et je l'ai trouvée splendide. Les gens plus accueillants les uns que les autres, je vais avoir du mal à les quitter, à «tourner la page» de ce long et très interréssant périple autour du monde. En même temps je croît qu'il faut changer d'air, passer à la « deuxième phase » du voyage en sac à dos. Après l'Espagnol : l'Anglais ! Maintenant, je peux dire que je parle mieux espagnol qu'anglais mais j'ai envie de changer et de vivre une autre vie dans le reste du projet. Peut-on parler de la moitié de l'année ? Non je ne pense pas. Bien que se retrouver en 2010 et de se rapprocher de la fin pourrait le laisser croire, je préfère profiter au maximum de chaque instant et d'oublier le temps qui passe si vite !
Aujourd'hui, nous avons trouvé notre rythme et je ne pense pas que le fait de basculer vers l'Australie, un autre continent, nous fera perdre notre organisation quotidienne.
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Une famille autour du monde
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Écrit par Eliot
Jeudi, 19 Novembre 2009 15:30
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Jeudi, 19 Novembre 2009 15:30 |
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Paris : arrivado. Ce nom qui clignotait sur le mur des arrivées nous donnait des frissons. La pancarte : « abuelo, abuelas aqui » nous excitait de plus en plus. Se dire que nos grands-parents étaient là, quelque part dans l’aéroport après trois mois de séparation entre nous ! Un monsieur nous a dit qu’on pouvait monter au 1er étage pour les voir débarquer. On ne perdit pas une seconde. Et là, ce fut un événement historique pour nous cinq. Nos papi et mamies étaient là, devant nous à nous faire des grands gestes. Ils récupérèrent leurs bagages. Nous, il fallait redescendre pour savoir de quel côté ils allaient réapparaître. Devant ces deux écrans (pour savoir de quel côté allaient-ils arriver) je me posais plein de questions. La porte s’ouvrit du côté gauche. A grandes enjambées, je courais en direction de la porte de sortie, elle s’ouvrit et on a pu sauter dans leurs bras ! Notre excursion avec eux au Chili me parut très courte. Leur présence nous a fait du bien. Je crois qu’ils ont été impressionnés par notre aventure. Ils nous ont trouvé changés aussi. Puis, ce fut le matin de notre départ. On avait fait nos sacs et rien ne nous tracassait. Pas l’ombre d’une mauvaise humeur ! On arrivait devant le taxi, puis l’émotion nous emporta. En deux minutes notre cœur s’est bouleversé et on s’était séparé une nouvelle fois de nos grands-parents. Ça m’a fait bizarre de re-quitter mes grands-parents pour huit mois !
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Une famille autour du monde
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Écrit par Eliot
Vendredi, 23 Octobre 2009 17:39
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Vendredi, 23 Octobre 2009 17:39 |
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Ce matin là, le réveil a sonné, on s’est réveillé très tôt mais on était tous d’excellente humeur. Devinez pourquoi ? C’est très simple, l’avant-veille nous avons appris que le week-end du 17-18 octobre c’était les derniers jours de la saison de ski. Alex et Anne qui nous hébergent nous ont prêté le matériel nécessaire pour notre passion. Nous sommes partis en mini-bus pour la station vallée Nevado. Sur la route, il y avait beaucoup de lacets. Nous avons loué des skis, des bâtons et nous voilà partis pour les pistes ! Par rapport à ce que je pensais (je croyais que les condors nous attrapaient nous remontaient en haut des pistes ;-), rien à reprocher, les remontées mécaniques sont les mêmes qu’en France. À notre arrivée à Santiago, je ne me doutais pas une seconde que deux jours plus tard je skierais ! Quel plaisir de skier et surtout de se dire qu’on glisse sur les Andes ! Cette journée nous est passée très vite mais nous sommes loin de l’oublier. |
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Une famille autour du monde
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Écrit par Frédéric et Vanessa
Samedi, 10 Octobre 2009 15:29
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Samedi, 10 Octobre 2009 15:29 |
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Trois nouvelles vidéos sont en ligne. Pour la première fois, nous vous montrons l’envers du décor, l’envers de notre aventure. Ce tour du monde est une formidable chance de découvrir et de partager nos émotions sur l’état de la planète bien sûr. Mais il est aussi une organisation minutieuse, une épreuve physique et psychologique autant individuelle que collective. S’adapter en permanence, changer de lit, de chambre, d’amis, savoir patienter, porter son sac à dos, se confronter à l’inconnu, mais aussi respecter le temps des études scolaires, la sieste d’Anatole, bref une multitude de situations qui font que Saperliplanète est une aventure autant humaine que pédagogique. Trois petites fenêtres entrouvertes sur notre nouvelle vie. |
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Une famille autour du monde
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Écrit par Vanessa
Vendredi, 09 Octobre 2009 22:12
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Vendredi, 09 Octobre 2009 22:12 |
Dès notre arrivée à Cordoba, deuxième ville d’Argentine, nous ressentons un changement d’échelle. A deux niveaux. D’abord parce que vu d’ici, les déserts andins semblent loin et que Cordoba dégage l’image d’une ville moderne, étudiante, dynamique. Cordoba, ex-capitale jésuite au rayonnement considérable au Moyen-Age, est classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Dans les rues, on ne croise plus les visages bruns des Indiens des montagnes mais des profils bien plus européens. Ensuite parce que nous posons nos sacs chez une habitante pour plusieurs jours. Carmen Uanini, sœur d’un ami argentin rencontré au Brésil, nous ouvre sa maison, nous offre son regard sur sa ville, son pays qu’elle aime profondément tout en ayant l’ouverture culturelle des gens qui ont beaucoup voyagé.
Curieusement, à regarder nos cinq sacs à dos alignés dans la chambre de sa fille, à partager un thé avec notre hôte pendant que les enfants jouent, nous avons l’impression tout à coup de mettre un coup de frein à la cadence assez soutenue du voyage. Nous savourons le confort d’un home sweat home recouvré. Cordoba est située dans la pampa, cette immense plaine où paisse le bétail (bœufs, moutons) qui fait la fierté des Argentins. Nous traversons ces champs grillés par le soleil en cette saison très sèche pour aller passer le week-end, avec Carmen et ses enfants. Au bout de 600 hectares de terres agricoles apparaît une hacienda datant de l’époque coloniale, maison de famille de Carmen. Ici, on monte à cheval comme on enfourche un vélo. Chichito nous a scellé le plus gentil, une jument au poil doux. Les enfants apprivoisent petit à petit l’animal. Anatole a trouvé un copain, Ignacio, petit-fils de Carmen. Son père, Rodrigo, joue au football avec les enfants. Un plaisir simple mais doublement apprécié car dans le sac à dos, on n’a pas la place pour un ballon. Toute la famille se montre chaleureuse avec nous, désirant nous faire découvrir les saveurs argentines et en premier lieu, la viande cuite à la « parilla » (bœuf, mouton, chèvre). A notre tour, nous préparons des crêpes en évoquant la Bretagne que Carmen ne connaît pas. Sur le chemin du retour, nous ressentons l’immense chance d’avoir vécu cette expérience, portés par la douceur du printemps et le silence de la campagne. La voix de Mercedes Sosa nous accompagne sur la route. Trois jours de deuil viennent d’être décrétés dans le pays. « Gracias a la negra », peut-on lire à la Une de tous les journaux. Gracias a la vida… Gracias Carmen !
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Une famille autour du monde
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Écrit par Eliot
Vendredi, 09 Octobre 2009 22:09
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Vendredi, 09 Octobre 2009 22:09 |
La culture Quechua est une culture où les peuples sont isolés des grandes villes et vivent ensemble. C’est un esprit différent de nos habitudes. C’est un esprit de montagne.
En plein milieu de la Cordillère des Andes, cactus à perte de vue, monts dominants les vallées à plus de 6000 mètres au dessus de l’Amérique du Sud, elle est en plein milieu de montagnes de toutes les couleurs « le pays de Lucky Luke ! ». Visages très marqués semblables à leur terre, ces habitants sont comme isolés de toute culture modernisée ! C’est un peuple qui vit grâce à l’entraide et la coopération des uns avec les autres; un souvenir inoubliable. C’est plus que des « villages de montagne » c’est une population qui vit autour d’un minimum. Par exemple l’eau, à l’époque c’était une source unique celle du fleuve : le Rio Grande. Sauf qu’à la saison sèche il est presque à sec. Il y a longtemps la marchandise venait par le train des nuages*; maintenant ce célèbre train a été repris par une agence et cette agence ne le fait avancer que pour les touristes !!! Pensez-vous que cela est juste ?… En tout cas pas pour moi.
* le célèbre « Tren de las nubes » vous emmène à plus de 4000 mts d’altitude !
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